06 Mar

Chaque année, plus d’un millier de bénévoles s’engagent à TADA en faveur de l’émancipation des jeunes. Le temps d’un samedi, ils leur font découvrir leur univers professionnel à travers des expériences d’apprentissage « eurêka ». Des mécaniciens, publicitaires, analystes financiers, ingénieurs,… éveillent la curiosité des enfants, les motivent et leur permettent de s’engager dans la vie avec davantage de connaissances et de confiance en eux. Ces bénévoles leur font pétiller les yeux et accrochent un sourire sur chaque visage. Et il semblerait que la magie opère à double sens !

A TADA, on change de perspective !

« Notre école est équipée de tapis roulants qui produisent de l’électricité quand les élèves marchent dessus. Dans la cour, une éolienne alimente les détecteurs LEDS qui éclairent les classes.» explique Adam (10 ans). « Et avec les déchets récoltés grâce au tri des poubelles, nous fabriquons du biogaz pour chauffer les repas à la cantine, … » continue Marwa (10 ans). Cette école, c’est l’école du futur imaginée par les élèves de TADA à la fin de leurs 3 samedis consacrés à l’énergie. En créant ce projet, ils ont travaillé différentes compétences : collaborer, penser de manière créative et innovante, … Et ils ne sont pas les seuls à en avoir retiré un enseignement : «  Pour ma part, j’ai appris à bien structurer mes idées et à les adapter à un public spécifique, à organiser des activités amusantes tout en transmettant un contenu intéressant et surtout, à me rappeler qu’en tant qu’adulte, nous devons garder cette curiosité d’enfant! », explique Alvaro de Miguel Torres, Investments & Partnership Officer chez ENGIE.

Schermafbeelding 2017-03-06 om 12.52.44

Alvaro de Miguel Torres, Investments & Partnership Officer chez ENGIE: « J’ai appris à me rappeler qu’en tant qu’adulte, nous devons garder cette curiosité d’enfant ! »

Du reverse mentoring

Hannelore Hendrickx, coordinatrice de projets au département RSE d’AXA Belgium, qualifie cette expérience « win-win » de ‘reverse mentoring’. C’est un nouveau principe inventé par les grands groupes et par lequel les jeunes apprennent aux dirigeants. Un avis partagé par Kevin Welsh, directeur stratégique Benelux d’ENGIE, qui voit également en TADA une opportunité d’enrichissement pour l’entreprise en plus de l’enrichissement personnel. « Je pense qu’il y a beaucoup de retour à utiliser en entreprise. De nombreuses techniques utilisées à TADA peuvent être reproduites dans le monde professionnel : la communication positive, l’écoute active, … Il faudrait proposer à plus d’équipes de participer à TADA et d’en débriefer après ! ».

Valoriser les enfants, les motiver, leur offrir l’opportunité de trouver des solutions par eux-mêmes en les questionnant, … Autant de techniques utilisées à TADA, axées sur le people-management et la pédagogie positive, qui enrichissent la communication interpersonnelle d’adulte à enfant comme d’adulte à adulte. « En tous cas, le retour que donnent ces jeunes est infiniment plus important et gratifiant que les quelques heures passées à préparer et animer la journée. » conclut Kevin Welsh.

Schermafbeelding 2017-03-06 om 12.53.34

« TADA te force à t’exprimer de façon simple ; c’est une source d’énergie qui donne de l’oxygène. » confirme Laurent Winnock, Chief Communication Manager chez AXA Belgium.

La connaissance de soi par la connaissance de l’autre

« Chaque année je participe à TADA et chaque année cela élargit mon regard sur le monde. » explique Jef Van In, directeur général d’AXA Belgium. S’impliquer dans une cause semblerait avoir un impact sur le développement personnel et peut changer un adulte, racontent de plus en plus d’intervenants-TADA.

Hadrien Duhem, consultant chez Bain & Company, est venu participer au cours d’entreprenariat cet hiver. En expliquant aux enfants qu’il est un genre de « médecin d’entreprise qui aide les entreprises à être en bonne santé » il leur a fait découvrir le métier de consultant stratégique. Tout comme la grande majorité des bénévoles à TADA, depuis sa participation, il encourage son entourage à participer à l’initiative, car selon lui, « TADA est extrêmement enrichissant à titre personnel ». Sa collègue Coline Toussaint, consultante chez Bain & Company, confirme ceci « Participer à TADA m’a ouvert l’esprit, m’a redynamisée et m’a donné l’envie de revenir ».

Durant cette année scolaire, 9 intervenants TADA sur 10  ont confirmé qu’eux aussi, ont appris quelque chose de l’expérience du samedi TADA. Les témoignages enthousiastes sont trop nombreux pour être tous nommés ici, mais on entend/lit souvent dans les ‘NPS surveys’ que TADA permet d’éprouver « de la satisfaction à inspirer », « de la fierté à prendre part à un projet noble » ou encore « du bien-être et du plaisir à se sentir utile et responsable ».

Et si l’objectif principal de TADA est bien sûr l’épanouissement du potentiel des enfants vulnérables issus des quartiers difficiles de Bruxelles, tant mieux s’il peut également avoir des effets secondaires positifs comme le boost d’énergie que TADA donne à tous ces bénévoles.Schermafbeelding 2017-03-06 om 12.53.09

En bref, la formule TADA ne laisse pas insensible et TADA est considéré par tous comme un lieu de rencontre inspirant pour chacun qui y participe : les adultes qui ont pu réaliser leurs rêves professionnels et les jeunes élèves TADA qui, à première vue, ont peu de chances d’y arriver.

Merci donc à tous et surtout à nos milliers de bénévoles ! Grâce à un dialogue positif, interculturel et intergénérationnel permettant des liens simples entre le monde professionnel, scolaire et parascolaire, nous changeons ensemble un petit peu le monde, vers une version plus positive et pleine d’espoir.